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DE SIVAS À LICE, EN PASSANT PAR ROBOSKI ET TAKSIM, LE GOUVERNEMENT TURC CONTINUE À MASSACRER SES PROPRES CITOYENS

mardi 2 juillet 2013, par Maison Populaire de Genève

Cette après midi sur la place des nations la communauté Kurde, turc et alévi se sont rassemblé pour la commémoration de la 20ème année du massacre à Sivas, une jeune kurd tué par balle et des dizaines de blessé pour avoir manifesté sur l’agrandissement d’une gendarmerie et pour soutenir la révolution populaire de la Turquie, M. Roger Deneys, M. Malik ÖZDEN ( Députes socialiste ), M. Pierre Vanek M. Olivier Baud et Gazi SAHIN (Solidarités) M. Laurent Jimaja (Les Verts) Anis Mansouri ( Associations des Tunisiennes et des Tunisiens en Suisse) soutienne cette manifestation.

Cet évènement a été organisé par Maison Populaire de Genève, et soutiens par Association culturelle kurde (ACK),,Fédération des Travailleurs Immigres de Suisse (IGIF), Centre Kurde des Droit de l’Homme.

DE SIVAS À LICE, EN PASSANT PAR ROBOSKI ET TAKSIM, LE GOUVERNEMENT TURC CONTINUE À MASSACRER SES PROPRES CITOYENS

Le parti AKP et son leader M. Tayyip Erdogan, Premier Ministre de la Turquie, sont au pouvoir depuis 2002. Durant cette période, plusieurs massacres ont été commis par les forces de l’ordre contre la population civile avec la bénédiction du gouvernement de M. Erdogan. Pire, ce dernier revendique même des massacres commis sous les gouvernements précédents. Voici un rappel non exhaustif.

2 juillet 1993 : 37 personnes périssent dans l’incendie de l’hôtel Madimak de Sivas déclenché par une manifestation d’extrémistes aux allures de pogrom anti-alévis. 20 ans plus tard, les alévis sont massivement quittés la ville, ceux qui restent sont victimes de discriminations. De plus, le gouvernement d’Erdogan a adopté la modification législative nécessaire pour la libération des auteurs de ce crime.

28 décembre 2011 : Les avions de guerre ont bombardé le village de Roboski, sur la frontière avec le Kurdistan irakien, tuant 34 kurdes dont 19 mineurs. Ils faisaient tous le commerce transfrontalier sous surveillances des autorités turques.

28 juin 2013 : Medeni Yıldırım, un jeune de 18 ans, a été tué par balle et dix autres personnes ont été grièvement blessées à Lice (prononcer Lidjè, Kurdistan turc), au cours d’une manifestation où la population protestait contre l’agrandissement d’une gendarmerie. Les gaz n’ont pas suffi pour disperser les manifestants, les militaires ont fait feu sur la foule.

De 29 mai 2013 à ce jour : Des manifestations pacifiques ont lieu un peu partout en Turquie pour protester contre la répression sauvage d’un groupe qui s’opposait à la destruction d’un parc public à Taksim (Istanbul) mais aussi contre les méthodes autoritaires de M. Erdogan. Environ 2,5 millions de personnes participent aux manifestations au niveau national. M. Erdogan déclare avant l’intervention policière contre les manifestants pacifiques qu’il qualifie de « terroristes » : « nous parlerons dans la langue qu’ils comprennent. » Résultat : quatre morts, trois manifestants et un policier, et près de 8.000 blessés, dont 60 graves. Après la répression violente, M. Erdogan déclare lors d’une cérémonie de remise de diplôme à l’école de police d’Ankara : « La police turque a écrit une épopée héroïque (...) nos forces de police ont passé avec succès un test de démocratie. »

Quant au peuple kurde, il ne veut plus être le dindon de la farce. Le gouvernement d’AKP a promis la paix et le recouvrement de leurs droits fondamentaux en échange du retrait de la guérilla kurde. Cette dernière s’est retirée hors des frontières de la Turquie alors que le gouvernement turc s’est immédiatement mis à l’intensification de la militarisation du Kurdistan turc en lançant la construction de 125 postes militaires supplémentaires. C’est pourquoi le peuple kurde déclare : « nous ne voulons plus nous battre avec des méthodes du passé, mais nous ne voulons pas non plus vivre dans l’esclavage ! »

Aujourd’hui, les Kurdes, les Turcs, les Arméniens, les Laz, les Circassiens, les Alévis, les Sunnites, les Chrétiens, les jeunes, les ouvriers, les paysans, les fonctionnaires, les médecins, les avocats, les syndicalistes, les étudiants, les personnes âgées... bref tous les peuples et citoyens qui composent la Turquie disent non au gouvernement d’AKP. Ils veulent le respect des principes élémentaires de la démocratie, des droits humains et des droits des minorités ethniques religieuses. Ils veulent être libre et vivre dans la dignité dans leur pays. Association culturelle kurde (ACK) ,Maison Populaire de Genève,Fédération des Travailleurs Immigres de Suisse (IGIF) ,Centre Kurde des Droit de l’Homme.


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