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Grève de la faim sur la Place des Nations pour soutenir 10 milles grévistes prisonniers politiques

lundi 5 novembre 2012, par Maison Populaire de Genève

Six membres de l’Association Culturelle Kurde de Genève, viennent de mettre un terme à leur grève de la faim qui avait débuté le vendredi 2 novembre sur la Place des Nations. Une déclaration a été faite par un des responsables, précisant que tant que la grève des prisonniers kurdes continuerait les kurdes vivant en Suisse les soutiendraient avec l’organisation de différentes manifestations. Par ailleurs, le rendez-vous est pris pour la prochaine manifestation qui aura lieu samedi 10 novembre 2012 à Berne. La lutte continue !

10 mille prisonniers politiques kurdes entrent en grève de la faim

A partir du 5 novembre, dix mille prisonniers politiques kurdes rejoindront la grève de la faim lancée le 12 septembre. Déjà quelque 700 prisonniers kurdes sont en grève de la faim illimitée.

Alors que le premier ministre Recep Tayyip Erdogan continue d’accuser les grévistes de faire « le show », ignorant leurs revendications, les prisonniers politiques kurdes entament dimanche 4 novembre leur 54eme jour de grève de la faim.

Parmi eux, 63 prisonniers dont deux journalistes sont sont en grève depuis 12 septembre et leur état de santé est dans une phase très critique. Au bout de deux semaines, le nombre des prisonniers en grève avait atteint des centaines.

« A partir du 5 novembre, nous poursuivront notre action avec 10 mille personnes » a déclaré Deniz Kaya, porte-parole des prisonniers politiques kurdes, dans un communiqué. « Hormis les prisonniers malades, âgés et enfants, tous nos amis détenus participeront à la grève à durée indéterminée » a-t-il dit.

Répondant aux accusations du premier ministre, il a affirmé ; « Nous ne faisons pas de chantage et ne céderons pas au chantage. Avec cette action, nous, en tant que prisonniers de la liberté, voulons faire entendre à l’opinion publique et au monde entier nos revendications pour les droits les plus humains »

Les grévistes parmi lesquels figurent des élus et neuf journalistes réclament la fin de l’isolement et la libération du chef du PKK Abdullah Ocalan, emprisonné sur l’Ile d’Imrali, qui n’est pas autorisé à rencontrer ses avocats depuis 27 juillet 2011 et la suppression complète des restrictions de l’usage de la langue kurde dans tous les domaines.

« Si nos revendications ne sont pas satisfaites, le gouvernement AKP et le premier ministre Erdogan seront tenus pour responsable de toutes les conséquences négative » ont averti les prisonniers.

Depuis des semaines les kurdes organisent des grandes manifestations à travers la Turquie et dans la diaspora pour attirer l’attention sur la grève. Près de 10 mille kurdes ont manifesté le 2 novembre à Bruxelles, appelant les institutions européennes à agir auprès de la Turquie pour les grévistes. Défiant l’interdiction par les autorités turques de toute manifestation et le blocus policier, les kurdes sont descendus le même jour dans les rues de Diyarbakir. De violents affrontements se sont déroulés entre les policiers turcs et manifestants pendant toute la journée.

En outre, des milliers de kurdes observent actuellement une grève de la faim de manière limitée à trois ou quatre jours dans tous les pays de l’Union Européens, en Russie, aux États-Unis, en Turquie et au Moyen-Orient. (Maxime Azadi, actukurde.fr/actualites, 4 nov 2012)


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