Association Maison Populaire de Genève

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IBRAHIM ETHEM COSKUN

13.03.1982- La nuit, 1h25 – 3h05

vendredi 13 mai 2005, par Maison Populaire de Genève

Nous avons combattu pour un monde sans guerre et sans exploitation. Nous mourrons pour ça. Nous avons mis nos têtes pour cette cause.

Que notre vie soit sacrifiée pour la révolution

Pour notre peuple et notre parti

A bas le fascisme

Vive la lutte unie du peuple kurde et turc

Au revoir

Adieu les camarades


.. Dans cette autre cellule il y avait aussi cette fille dont il était tombé amoureux il y a environ un à deux mois et avec laquelle il entretenait une correspondance écrite. Les portes en ferrailles faisaient un tel bruit…

La voix d’Ibrahim fut entendue depuis la cours des autres cellules pour la dernière fois. Il avait un long tablier blanc de condamné à mort. Ses mains étaient attachées par derrière. Plusieurs soldat lui tenaient la bouche pour qu’il ne puise pas scander de slogans. Lorsqu’il arriva devant la potence, il avança avec de grand pas tandis que les gros épis de blés des champs qui se trouvaient derrière Yavuzeli Kalesi lui caressaient les jambes.

Comme une ligne entre les flancs de deux montagnes, éclairé par la lumière de la lune, il commença son discours par "À partir de cet instant…", exprimant sa volonté de lutter contre toute forme d’obscurantisme à travers le monde, comme le capitalisme et l’impérialisme. Il termina son discours par "pour cela je dédie ma vie à la révolution et au parti".

A cet instant, il était ému comme un jeune de 17 ans.

Il se dirigea vers la potence sans hésitation.

L’un des soldas lui mis la corde qui était chargé de le tuer.

Ensuite Ibrahim se laissa glisser de la chaise vers le vide

Il balançait…

Il balançait…

Il balançait…

13.03.1982 La nuit, 1h25 – 3h05


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