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Maison populaire de Genève : un soir de fête pour 10 ans de luttes

Comité la Maison Populaire de Genève a visité le Conseil Administratif pour les remerciés

lundi 31 janvier 2005, par Maison Populaire de Genève

Ce 22 janvier dernier plusieurs centaines de personnes de tous horizons et cultures (turcs, kurdes, suisses, italiens, etc.) se sont retrouvés à la Salle communale de Plainpalais à Genève. A l’ordre du jour : la fête et la lutte.

Fête, car il y a un peu plus d’une dizaine d’années que cette association désormais incontournable sur la scène sociopolitique était fondée. Au départ à peine une poignée, aujourd’hui une centaine de membres et un très large spectre de sympathisants. Sur les 2’000 turcs que compte Genève, la Maison populaire parvient en effet à en rassembler la moitié lors de fêtes ou rassemblements


Ce 22 janvier dernier plusieurs centaines de personnes de tous horizons et cultures (turcs, kurdes, suisses, italiens, etc.) se sont retrouvés à la Salle communale de Plainpalais à Genève. A l’ordre du jour : la fête et la lutte.

Fête, car il y a un peu plus d’une dizaine d’années que cette association désormais incontournable sur la scène sociopolitique était fondée. Au départ à peine une poignée, aujourd’hui une centaine de membres et un très large spectre de sympathisants. Sur les 2’000 turcs que compte Genève, la Maison populaire parvient en effet à en rassembler la moitié lors de fêtes ou rassemblements.

Au programme, deux concerts (groupes Su et Hasat), représentations folkloriques de groupes d’adultes et enfants actifs dans les centres culturels de Berne et Zürich, une vidéo retraçant les 10 ans d’activités. Entre quelques citations du grand poète Nazim Hikmet, se sont exprimés Christian Ferrazino en représentant du Conseil administratif de la Ville de Genève et le Professeur Haluk Gerger. Ce dernier a présenté de manière claire et concise la situation politique actuelle en Turquie, replaçant fort opportunément l’adhésion du pays dans l’Union européenne dans la perspective révolutionnaire, soulignant les ravages de la politique néolibérale inspirée par Bruxelles.

Cette soirée était belle et chaleureuse : 500 à 600 amis et amies de l’association réunis pour commémorer une décennies d’existence… et de luttes.

Transcrits de façon poignante dans la vidéo, l’engagement social, culturel, humanitaire et surtout la défense des Droits de l’Homme ont également été largement salués par les divers intervenants. Haluk Gerger lui-même parlait d’une « Maison populaire, voix de la Turquie hors du pays » ; Christian Ferrazino a partagé avec l’assemblée son passé d’avocat des Droits de l’Homme et souligné le courage des ONG et de leurs militants turcs. Il faudra se souvenir de l’ovation au moment de la projection des 118 martyrs de la grève de la faim à mort dans les prisons turques, lutte qui continue et mérite d’être encore plus développée dans nos médias.

Se souvenir des dix ans de soutien social, d’aide à l’intégration, assistance aux requérants d’asile ou combat acharné contre l’intolérance si tristement triomphante dans notre pays. Mais surtout se rappeler que, comme le disait Hikmet : « l’important c’est de ne pas se rendre ».

Il a été question aussi d’aide humanitaire, très largement : outre dix ans d’actions envers la Turquie, l’Inde ou l’Iran, les victimes du terrible tsunami de décembre dernier n’ont pas été oubliées. Près de 2’000 francs ont été récoltés lors de la fête et seront envoyés rapidement à l’organisation Via Campesina, bien connue pour son soutien aux paysans et coopératives agricoles ; un argent bien récolté et dépensé.

L’internationalisme était largement présent, le politique aussi : des lettres de soutien affluant des quatre coins de l’Europe ont été lues, d’organisations politiques et journaux libres. Des stands de littérature militante turque, mais aussi de récolte de signatures de référendums et initiatives, les communistes et solidaritéS affichant clairement leur soutien indéfectible à la Maison populaire de Genève, aux côtés des innombrables personnalités.

Bref, on ne peut que souhaiter une nouvelle décennie pleine d’action à cette dynamique association si proche de la réalité sociopolitique genevoise ; tellement proche que si elles n’étaient garantes d’indépendance, on pourrait se demander pourquoi les subventions étatiques ne l’ont jamais effleuré en 10 ans… Mais rendez-vous pour le 20 ans, et nous verrons ce qu’il sera advenu !

Comité la Maison Populaire de Genève a visité le Conseil Administratif pour les remerciés

Journal Tribune de Genève 18/01/2005

Pratique La Maison populaire de Genève fête ses dix ans

Samedi 22 janvier dès 18 h, à la salle communale de Plainpalais.Parmi les intervenants, le conseiller administratif Christian Ferrazino et le sociologue Haluk Gerger.Egalement au programme, les groupes de musique Su et Munzur, une exposition photo et de la danse folklorique.

La Maison populaire de Genève fête ses dix ans. Samedi 22 janvier dès 18 h, à la salle communale de Plainpalais. Parmi les intervenants, le conseiller administratif Christian Ferrazino et le sociologue Haluk Gerger. Egalement au programme, les groupes de musique Su et Munzur, une exposition photo et de la danse folklorique.

JOURNAL LE COURRIER

La Maison populaire fête dix ans d’intégration et de solidarité

Paru le Jeudi 20 Janvier 2005

DIDIER ESTOPPEY

ANNIVERSAIRE - Fondée par des migrants kurdes, l’association s’attache à multiplier les liens avec les communautés qui forment Genève et le monde.

Un pont entre la Turquie, Genève et le monde : c’est ainsi que Demir Sönmez définit la Maison populaire de Genève, l’association dont il est le président. Et dont il fut, voici dix ans, le fondateur avec une poignée de camarades kurdes, venus comme lui chercher asile en Suisse. « Nous avons très vite ressenti le besoin de créer un lieu permettant de faciliter notre intégration, mais aussi d’assumer notre responsabilité dans la lutte contre le régime antidémocratique qui nous avait condamné à l’exil », résume Demir Sönmez. Un double besoin qui reste, dix ans après, au coeur des activités de l’association. Mais ceci sans aucun sectarisme, assurent ses dirigeants : même si elle se revendique clairement d’un courant « progressiste », la Maison populaire a veillé scrupuleusement à garder son indépendance à l’égard de tout parti politique, cherchant à fédérer ses membres au-delà des clivages. Et si l’association milite pour le droit à l’autodétermination du peuple kurde, elle se veut ouverte à la communauté turque dans son ensemble. « Nous devons toucher régulièrement environ 700 à 800 des quelque 2000 Turcs vivant à Genève, estime Demir Sönmez. Sans parler des nombreux membres d’autres communautés, comme les Suisses, qui fréquentent nos manifestations. »

AUCUNE SUBVENTION

En termes d’intégration, la Maison populaire offre toute une série d’activités allant des cours de français ou de théâtre à des permanences sociales offrant des conseils en matière d’accès au logement, au travail ou de procédure d’asile. Et ceci sans aucune subvention des autorités, relève son président, un brin amer (même si la Ville de Genève apporte son soutien à la fête marquant les dix ans de la Maison populaire). L’association multiplie parallèlement ses engagements sur le front de la défense des droits humains et de la promotion de la paix. Avec, bien sûr, un regard particulièrement aiguisé sur la situation en Turquie. La Maison populaire joue notamment un rôle actif dans la défense des droits des détenus menant une grève de la faim dans les geôles turques. Elle veille aussi scrupuleusement à ce que la trentaine d’ex-détenus grévistes venus demander l’asile en Suisse puissent bénéficier d’un soutien psychologique et nutritionnel. Mais les solidarités vont bien au-delà de celles entretenues avec la mère patrie : l’association a ainsi milité très activement contre la guerre en Irak ou contre les mines antipersonnel. Elle cultive également de nombreux liens avec le monde syndical, tant à Genève qu’au plan international.

A l’heure de célébrer son anniversaire par une manifestation se voulant avant tout festive[1], la Maison populaire tient d’ailleurs à marquer une nouvelle fois sa solidarité avec les plus meurtris : c’est à des associations actives auprès des victimes des tsunamis qui ont ravagé l’Asie du Sud que sera versé le bénéfice de la fête.

Note : [1]Samedi 22 janvier dès 18h à la salle communale de Plainpalais (rue de Carouge 52). Entre concerts, danses folkloriques et plats anatoliens, le sociologue et écrivain turc Haluk Gerger apportera son éclairage sur la situation actuelle en Turquie. Renseignements sur l’association : www.assmp.org

Journal Solidarites Genève n°61 (01/02/2005), p. 21.

Maison populaire : 10 ans de luttes et… un soir de fête !

A l’ordre du jour le 22 janvier à Genève, fête et lutte, des centaines de Turcs, Kurdes, Suisses... de tous horizons et cultures se retrouvaient.

Fête, car cette association incontournable a 10 ans. Au départ, une poignée, aujourd’hui plus de cent membres, de nombreux de sympathisants. Des 2000 Turcs ou Kurdes à Genève, la Maison populaire en touche la moitié par ses activités.

Au programme, concerts, représentations folkloriques, vidéo des 10 ans. Entre des citations du grand poète Nazim Hikmet, ont parlé Christian Ferrazino du Conseil administratif, et le professeur Gerger sur l’adhésion de la Turquie à l’UE du point de vue révolutionnaire, soulignant les méfaits de la politique néolibérale de l’UE. (voir ci-contre)

Soirée chaleureuse : 600 ami-e-s pour fêter ces années de luttes. Transcrit dans la vidéo, un engagement social, culturel et pour les Droits humains salué de tous. Haluk Gerger a évoqué une « Maison populaire, voix de la Turquie hors du pays ».

Christian Ferrazino a partagé son passé d’avocat des Droits de l’Homme et souligné le courage des ONG et de leurs militant-e-s turcs. Ovation à propos des 118 martyrs de la grève de la faim dans les prisons turques, lutte à soutenir. A souligner aussi 10 ans de soutien social, d’aide à l’intégration et aux requérants d’asile, de lutte contre l’intolérance. Comme dit Hikmet : « L’important c’est de ne pas se rendre. »

Sur le front humanitaire, rappel de 10 ans d’actions : Turquie, Inde ou Iran. Pour les victimes du tsunami, plus de 2000 Fr. récoltés ce soir seront envoyés en réponse à l’appel de l’organisation paysanne Via Campesina… Internationalisme, politique aussi : lettres de soutien de toute l’Europe, stands de littérature militante turque, mais aussi référendaires, Les Communistes et solidaritéS affichant leur soutien à la Maison populaire, aux côtés d’autres personnalités.

Demir SÖNMEZ

La Genève internationale Revue de presse et Informations

Le monde des ONG

26 janvier 2005

La Maison populaire fête dix ans d’intégration et de solidarité

Le Courrier – 20.01.05

La Maison populaire fête ses dix ans. Elle est « un pont entre la Turquie, Genève et le monde » indique Demir Sönmez, président de l’association. Demir Sönmez, exilé en Suisse, explique qu’avec ses amis, ils ont créé La Maison populaire pour faciliter leur intégration et assumer leur responsabilité dans leur lutte contre le régime antidémocratique qu’ils avaient fuit. Depuis 1995, La Maison populaire, ouverte à la communauté turque dans son ensemble, milite sans sectarisme pour le droit à l’autodétermination du peuple kurde.

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